Société de l'eau souterraine de l'Abitibi-Témiscamingue





  Territoire du projet pilote


L’esker Saint-Mathieu-Berry s’étend sur près de 135 km selon un axe nord-nord-ouest/sud-sud-est sur le territoire des régions administratives de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec (figure 1). Le tracé de l’esker correspond à la présence de sables en surface, tel que défini par la Commission géologique du Canada (CGC). Sa portion témiscabitibienne est entièrement située dans la MRC d’Abitibi et traverse du nord au sud le territoire non organisé (TNO) Lac Chicobi ainsi que les municipalités de Berry, Trécesson, Amos, Sainte-Gertrude-Manneville, Saint-Mathieu-d’Harricana et La Motte.

Le projet de gouvernance de l’esker aquifère Saint-Mathieu-Berry couvre seulement la partie de l’esker située dans la MRC d’Abitibi. Une zone tampon de 1 km autour de l’esker a été ajoutée au territoire du projet afin de prendre en compte, de façon partielle, la présence de l’esker en profondeur, mais aussi parce que la distance de 1 km est une mesure étalon très fréquente dans la législation qui encadre les eaux souterraines.


 
Figure 1: Territoire du projet pilote de gouvernance de l'esker aquifère Saint-Mathieu-Berry

   
La superficie de la portion témiscabitibienne de l’esker Saint-Mathieu-Berry est de 100,6 km², répartis sur une distance d’environ 76 km. La largeur de l’esker en surface varie de 0,3 à 3 km, mais peut s’étendre jusqu’à 5,6 km sous ses marges argileuses . Sa hauteur minimale est de 280 m souvent associée à des discontinuités dans le tracé de l’esker, par exemple à l’est de la rivière Octave (TNO Lac Chicobi), et sa hauteur maximale est de 380 m à la pointe sud de l’esker et au nord de la municipalité de Berry.

En incluant la zone tampon de 1 km autour des limites de l’esker en surface, on obtient une superficie totale de 306,6 km² pour le territoire du projet pilote.



Étapes de réalisation du projet pilote

Le projet pilote de gouvernance de l’esker aquifère Saint-Mathieu-Berry se décline en trois phases successives (figure 2) :

  • Démarrage : Cette première phase s'est déroulé lors de la première année du projet pilote. Elle était dédiée à regrouper l’information existante sur l’esker Saint-Mathieu-Berry, ses usages et ses modes de gestion. Le tout a été synthétisé dans un portrait détaillé qui servira de point de départ aux discussions et expérimentations qui suivront.
  • Expérimentation : Cette deuxième phase se déroule durant les ans 2 et 3 du projet pilote. En s’appuyant sur le portrait, le comité de gouvernance de l'esker devra d’une part développer son diagnostic des principaux enjeux de gouvernance de l’esker (point de départ) et d’autre part, définir ce que serait selon lui, un modèle de  développement durable de l’esker (point d’arrivée). Au cours de la troisième année, ces deux visions devront être  combinées afin de définir les actions à entreprendre (ou à poursuivre) afin d’améliorer les usages et les modes de gestion de l’esker via le Schéma directeur de développement durable.
  • Implantation et transfert : Les trois dernières années du projet seront consacrées à la mise en œuvre du Schéma directeur de développement durable. La recommandation sera le principal levier d’influence. Plusieurs cibles seront identifiées, non seulement sur le territoire du projet, mais également ailleurs. Le pouvoir d’influence lors de la troisième phase dépendra directement de la qualité du travail tout au long du projet, de la rigueur des livrables et du niveau de concertation atteint.


Figure 2: Diagramme des trois phases du projet pilote et des principaux livrables