Société de l'eau souterraine de l'Abitibi-Témiscamingue



Importance de l’eau souterraine en Abitibi-Témiscamingue

L’eau souterraine d’Abitibi-Témiscamingue, particulièrement celle des aquifères granulaires que l’on retrouve au cœur de certains eskers et moraines, fait de plus en plus partie de la signature régionale. Les aquifères granulaires sont des filtres naturels et certains fournissent une eau de très grande qualité. Les eaux municipales d’Amos, Barraute et Senneterre, de même que l’eau embouteillée ESKA ont gagné différents prix dans le cadre de la compétition internationale de Berkley Springs (ÉU) entre 2001 et 2007.

Certains aquifères granulaires sont suffisamment productifs pour alimenter de grandes villes en eau potable. Le plus grand utilisateur municipal d’eau souterraine en région est la ville de Val-d’Or, qui distribue l’eau potable via son réseau d’aqueduc à près de 25,000 personnes. Cette eau tirée de la moraine Harricana requiert un traitement beaucoup moins important que si la ville devait s’approvisionner en eau de surface. D'autre part, les aquifères au roc à proximité de la ville ne seraient très probablement pas assez productifs pour alimenter une ville de cette taille.

À l’échelle régionale, les eaux souterraines servent de source d’eau potable à 73,4 % de la population témiscabitibienne. Val-d’Or, Amos, Senneterre, Barraute, Malartic, La Sarre, Témiscaming et Ville-Marie s’approvisionnent toutes majoritairement en eaux souterraines.

Finalement, les eaux souterraines présentent un potentiel de valorisation important. De nombreux usages sont déjà répertoriés : embouteillage et industrie brassicole évidemment, mais l’eau souterraine sert également d’intrant majeur dans les grands secteurs industriels témiscabitibiens (industrie minière, agriculture, pâtes et papiers, scieries, etc.). D’autres usages potentiels comme le thermalisme, les boissons fonctionnelles, les cosmétiques et la géothermie sont présentement en évaluation. Il ne faut pas oublier non plus que la présence d’un groupe de recherche sur les eaux souterraines (GRES) à l’UQAT constitue en soi une importante forme de valorisation. À l’été 2010, 15 personnes travaillaient au sein du GRES.